Le 08-10-2009Le procureur Sarkozy !
Nous savions combien le président élu des Français pratiquait avec une cynique habilité le mensonge. Mais dans l\'affaire Clearstream, partant du principe que disposant des leviers du pouvoir politique, médiatique et, de la justice, il pouvait en toute sécurité, organiser l\'élimination politique de son plus sérieux concurrent, j\'ai nommé Dominique De Villepin.
La complicité médiatique ne s\'est d\'ailleurs pas privée à l\'occasion de la comparution du général Rondeau, autre affabulateur, de tenter de renverser une situation plutôt favorable à D. deVillepin jusque là. En effet il semble que des pressions n\'ont pas manqué d\'avoir été exercées sur le général Rondot afin de l\'amener une fois de plus à mentir, en prétextant notamment , que Dominique de Villepin était au courant de l\'existence des fameux listings impliquant sous un pseudonyme, le ministre de l\'intérieur de l\'époque. Dominique de Villepin nie farouchement les affirmations du général Rondot de même que concernant de prétendus appels téléphoniques et réunions issus de l\'imagination surprenante de ce curieux général.
Je vous livre un article publié par " l\'Echelle des Valeurs " d\'Octobre 2009 qui aborde cette ténébreuse affaire sous un angle intéressant, et fait apparaître, que celui qui veut se présenter à l\'opinion comme une victime, n\'est peut être pas celui qu\'il prétend être. Ce ne serait pas la première fois Nous le savons.
" Sarkozy joue au procureur "
Le 21 Septembre avant l\'ouverture du procès Clearstream, Dominique de Villepin a déclaré à la presse : " Je suis ici par la volonté d\'un homme, je suis ici par l\'acharnement d\'un homme, Nicolas Sarkozy qui est aussi Président de la République française. J\'en sortirai libre et blanchi au nom du peuple français. "
Solennel, mâchoires serrées, il a continué " Certains voudraient croire qu\'il n\'y a pas dans notre pays de procès politique, je veux le croire aussi et pourtant nous sommes ici en 2009 , et nous sommes en France "
Puis il a repris: " Je veux redire que mon combat n\'est pas un combat personnel, c\'est le combat de toutes celles et de tout ceux qui sont victimes de l\'abus de pouvoir. "
En Novembre 2005 le juge Van Ruymbeke recevait les conclusions d\'une commission rogatoire qui excluait l\'existence d\'un compte au nom de Nicolas Sarkozy. Ayant servi de base à la procédure, les listings accusateurs se révélaient falsifiés. L\'affaire était close, aucun soupçon de détention d\'un compte secret par le futur président de La République ne pesant plus sur lui.
Sarkozy blanchi pouvait en rester là. Mais, en Janvier 2006 il se porte partie civile pour dénonciation calomnieuse et relance ainsi l\'affaire. C\'est Dominique de Villepin qui est visé, car son adversaire l\'accuse d\'avoir ordonné la transmission des listings à la justice.
Sans revenir dessus, nous avons déjà démontré qu\'une opération de manipulation a permis de placer Villepin dans cette situation.* Tout nous conduit à penser que cela s\'est fait pour l\'éliminer
En 2006 nous sommes à un an des élections présidentielles. Sarkozy peut jouer à la victime, c\'est pourtant bien Villepin, lui aussi candidat potentiel, que l\'affaire clearstream écarte de la compétition électorale. Et cela pour une seule raison , le dépôt de plainte de Sarkozy
Sans revenir dessus, nous avons déjà démontré qu\'une opération de manipulation a permis de placer Villepin dans cette situation. * Tout nous conduit à penser que cela s\'est fait pour l\'éliminer de la liste des candidats potentiels à la présidentielle et laisser la route libre pour Sarkozy.
Un nouveau témoin arrivé sur la scène nous conforte dans notre analyse. Il s\'agit de Michel Piloquet, beau frère de De Villepin qui, de 1998 à 2004, était en relation professionnelle avec Imad Lahoud, le falsificateur des listings. A l\'époque de la confection de ceux-ci, entrant dans son bureau, il a surpris Lahoud trafiquant sur son ordinateur en compagnie d\'une jeune stagiaire.
Or celle-ci n\'est pas une anonyme. Son père, décédé depuis, s\'appelait François Casanova. Nø2 des renseignements généraux, Casanova travaillait sous les ordres de Bernard Squarcini, un proche de Nicolas Sarkozy. Les deux intrus se sont montrés peu convaincants pour expliquer la raison de leur présence dans un bureau où ils n\'avaient rien à faire. Du reste, comme par hasard il était mis fin au stage de la jeune fille dès le lendemain.
Alors oui, que justice soit faite ! Comme le demande Villepin. Seul problème, nous en savons quelque chose, les juges ne sont pas des saints. Mais passant à côté de la vérité, ils manqueraient une belle occasion de redorer leur blason. Plus grave ils feraient perdre aux Français la dernière once de confiance qu\'ils ont encore dans leurs institutions.
L\'Echelle Des Valeurs
* Voir dans l\'échelle des Valeurs " Des Corbeaux sur la France " Mai 2006. " Les données occultées " Juillet Aout 2006 et " Pour qui travaille Gergorin ? " Septembre 2007
A qui profite le crime ? Voilà une question que les Français devraient se poser avec une profonde attention. Enfin il serait intéressant d\'entendre mademoiselle Casanoza et le responsable pour lequel travaillait son père défunt, monsieur Bernard Squarcini ,un proche de Nicolas Sarkozy
Nous avons été victimes de cette politique de voyous sous la quatrième république mais aussi sous la cinquième avec Mitterand. Devons nous imaginer que cela recommence avec Sarkozy ? Trop porte hélas à le craindre.
Sarkozy le Mitterand de la droite ? Si tant est qu\'il soit de droite !
Jacques Destere Club des Euroréalistes |